The Quarterly Journal of Philosophical Investigations

نوع مقاله : مقاله علمی- پژوهشی

نویسنده

استادیار زبان فرانسه، دانشگاه تبریز

چکیده

L’homme beckettien représente grosso modo sur la scène de théâtre des années cinquante le spectacle de souffrance physique et de désintégration totale du sujet qui est le fait d’un trauma et d’un complexe plus profonds, celui du vide de matières scéniques et du mal fondamental qu’on traiterait d’existentiel. En d’autres termes, le mal est dans ce monde quelque chose d’inné chez l’être humain. Ce négatif omniprésent, sur le versant duquel sont constitués la forme et le fond d’écriture beckettienne, évide la langue de son contenu sémantique et en corrode, de manière désolante, la pensée et le langage de protagonistes beckettiens, se trouvant mutilés et mis en malheur dont ils ignorent la véritable raison. Quand Vladimir appelle son compagnon d’attente de Godot, Estragon, à “se repentir”, ce dernier, répliquant “ de quoi ? / d’être né ? ”, en représente une conception insensée et tragique de l’existence qui ne dit chez eux que le néant et le mal d’être. Or l’œuvre dramatique de Samuel Beckett est en principe l’image d’un conflit verbal qui est à l’œuvre dans presque toutes les répliques échangées entre les personnages d’En attendant Godot, Fin de partie et Oh les beaux jours,  qui n’ont, de leur propre aveu, “ rien à faire, rien à dire”, mais qu’ils devraient dire plus dans l’impossibilité de parler ! C’est là le sens de crise de représentation et d’incommunicabilité langagière qui est, selon la critique contemporaine, une constante phénoménologique dans la poétique du pire et du néant de S.  Beckett. En ce sens, et comme occupation de cette recherche, on peut constater la violence du langage dans le théâtre de Samuel Beckett, dûe en principe au malaise du vieux corps de personnage épuisé à l’extrême qui ouvre en soi à une vision du monde pessimiste sous formes d’actes de contradiction, de disputes, d’injures, de parole lacunaire etc. pour communiquer ainsi l’incommunicable et le néant.

کلیدواژه‌ها

عنوان مقاله [English]

Language Violence in dramatic Literature Samuel Beckett: in searching of nothingness

نویسنده [English]

  • Mohammad Mohammadi Aghdash

Maître assistant, Université de Tabriz- Iran

چکیده [English]

The suffering of Samuel Beckett's characters on the stage of the theater in the early fifties in twentieth century, has a meaning beyond the physical condition, and in its philosophical aspect it is seen as the existential pain of mankind.In this regard, the "Nihilism" in the works of Samuel Beckett is a completely philosophical and ontological concept that shapes the intellectual and literary character of his dramatic literature and profoundly depletes the language from within and from its semantic content.Nevertheless, the reaction of Estragon to words of Vladimir, in the famous play, waiting for Godow, "Come to repent", is contemplative: "What? / From being born?" It is worth noting that the present proposition induces a metaphorical interpretation of the endless suffering of humanity in the breadth of the universe.Therefore, it must be admitted that Beckett's literary-philosophical thought represents a verbal tension on the stage, a theater that, according to contemporary critics, has nothing to say,But Beckett's characters must somehow fill this story vacuum with meaningless words and childish movements, so that the duration of the show is possible in every possible way, and, finally, the contradiction of "the need to speak at the same disadvantage of communicating" is so formed And this itself produces an important phenomenological parameter called "Nothingness and Verbal Violence" at Beckett Theater.
 

کلیدواژه‌ها [English]

  • Samuel Beckett
  • Nothingness
  • Nihilism
  • pain of Being
  • Language Violence
-    Beckett, Samuel. (1952), En attendant Godot, Paris, Editions de Minuit.
-    Beckett, Samuel. (1957), Fin de partie, Paris, Editions de Minuit.
-    Beckett, Samuel. (1963), Oh ! Les beaux jours, Paris, Editions de Minuit.
-    Beckett, Samuel. (1989), Le Monde et le pantalon, suivi de Peintres de l’empêchement, Paris, Editions de Minuit.
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